Avec un peu moins de 9 millions de téléphones écoulés, une part de marché de 71,2 % et une augmentation de 14,6 % de ses ventes par rapport à la même période en 2007, Nokia demeure le leader incontesté de ce secteur. Derrière lui, RIM doit se contenter de 901.000 BlackBerry vendus, ce qui représente toutefois un bond de 64,8 % par rapport au second trimestre 2007. HTC, Motorola et Samsung avec respectivement 881.200, 433.000 et 402.000 terminaux écoulés s'octroient des parts de marché faibles (de 1,2 à 4,1 %) mais affichent chacun une belle progression qui dépasse les 200 % pour les deux derniers. Dans l'ensemble, le rythme de croissance n'a été que de 28 % alors qu'il s'élevait à 44 % au premier trimestre.

Les smartphones ne représentent toutefois que 13 % des téléphones mobiles vendus à ce jour. On est donc loin du raz de marée annoncé par certains. Le cabinet constate d'ailleurs que la plupart des clients n'utilisent pas la totalité des fonctionnalités de leurs terminaux. Selon le responsable de l'étude, Pete Cunningham, ceci serait dû au coût trop élevé de certains services et, dans une moindre mesure, à l'autonomie trop faible de la batterie. Canalys avait d'ailleurs réalisé en mars dernier une enquête de satisfaction auprès de 3.000 utilisateurs de téléphones mobiles en Europe. Il en ressortait que la qualité de la batterie était le premier motif d'insatisfaction.

Une autre étude de Canalys, réalisée en juin auprès des utilisateurs, révélait quant à elle que les services de géolocalisation les plus demandés concernaient l'état du trafic routier et la position des radars, des informations fournies aujourd'hui par la plupart des terminaux GPS embarqués sur les véhicules. Une grande partie des personnes interrogées acceptaient cependant l'idée de recevoir ces informations sur un téléphone mobile plutôt que sur un système de navigation routière. « Avec 4,8 millions de systèmes de navigation vendus au second trimestre contre 4,7 millions de smartphones équipés de GPS, il est clair que les fabricants de GPS embarqués ont intérêt à proposer rapidement de nouveaux services, même si la plupart des smartphones ne servent pas encore à la navigation routière », commente Tim Sheperd, lui aussi analyste chez Canalys.